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Fermeture de la raffinerie Total Dunkerque

Le 17 février, mon ami le député du Nord Alain Bocquet intervenait à l’Assemblée nationale pour alerter et interroger, incrédule, le gouvernement sur ses intentions vis-à-vis de la raffinerie Total de Dunkerque. Celle-ci est occupée par les salariés qui refusent le destin que leur réserve la direction, alors que l’entreprise a accumulé près de 100 milliards d’euros de profits en 10 ans. Depuis, l’ensemble des salariés des autres raffineries du groupe Total ont rejoint le mouvement. C’est notamment le cas pour celle de La Mède. L’actualité rend toute sa légitimité à la proposition de loi n°0425 déposée le 21/11/2007.

Question au gouvernement mercredi 17 février 2010 – 1ère séance

Fermeture de la raffinerie des Flandres

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, les salariés de la raffinerie des Flandres à Dunkerque occupent le site depuis hier. Toutes les raffineries Total sont en grève.

Ce combat légitime a le soutien des populations, et pour cause ! Le cynisme de ceux qui laissent nos régions avec toujours plus de chômeurs et de misère, ça suffit !

Roi du pétrole et des profits – près de 100 milliards d’euros en dix ans –, Total veut liquider un outil performant, supprimer 370 emplois directs, 450 emplois de sous-traitants et faire disparaître 25 % de l’activité du port de Dunkerque. Qui plus est, à une encablure de là, Total cède sa filiale GPN de Mazingarbe à un groupe espagnol, ce qui aboutira à la suppression de 78 emplois !

Plutôt que de prendre acte, comme votre ministre de l’industrie, de la fermeture de la raffinerie des Flandres, qu’attendez-vous pour interdire par la loi les licenciements de groupes qui, à l’instar de Total, amassent des bénéfices ou délocalisent leurs activités ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

Personne ne croit au projet de substitution que vous évoquez. On sait par expérience, dans le Nord-Pas-de-Calais, que c’est souvent du vent et de l’éphémère.

Les salariés de Total réclament des décisions avant les élections régionales. Ils ne sont pas dupes. Ils revendiquent le maintien du grand arrêt de maintenance prévu pour le mois de mars, faute de quoi on ne raffinera plus à Dunkerque pendant cinq ans, la nomination d’un médiateur et une concertation sur l’avenir du raffinage français.

La balle est dans votre camp : allez-vous continuer de céder au totalitarisme de la course au profit des actionnaires de Total, qui veulent faire passer le titre de 42 à 55 euros, ou allez-vous entendre les salariés de la raffinerie des Flandres ? (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

En téléchargement :

La question au gouvernement du 17 février 2010

La proposition de loi n°0425 visant à lutter contre les délocalisations et favoriser l’emploi.

mardi 23 février 2010

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